Soldats : la trilogie dystopique impossible à lâcher

Soldats. Si vous aimez les histoires qui décrivent un monde utopique sombre genre Divergente, vous allez adorer ce livre. Et si comme moi, vous n’êtes pas fan des romans dystopiques, vous allez dévorer ce bouquin tout pareil. En effet, ce premier tome est une grande réussite à divers points de vue. J’attends donc la suite avec impatience… Pourquoi ne faut-il pas passer à côté de l’ouvrage auto édité de Shani Lumard ? Je vous donne mon avis.

Triennale 83, le tome 1 de Soldats, la trilogie de Shani Lumard

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Couverture très réussie de Mectile Lumard

Alana est une soldate de 21 ans. Avec ses autres camarades de triennale, elle est parquée dans un camp au milieu d’une forêt, surveillé par des sergents sans pitié. Battue, combat au corps-à-corps, parcours, lancer de couteaux, tir sur cibles font partie des exercices qui rythment le quotidien des soldats. A leur connaissance, ils sont surentraînés pour devenir gardiens de Kierponville, le dernier bastion à avoir résisté. La triennale 83 figurerait alors comme l’élite.

Mais peu à peu, des émotions, jusqu’alors réprimées de manière artificielle, surgissent. Alana commence à ressentir l’injustice, la cruauté mais aussi des sentiments amoureux pour Virgile, le beau lieutenant en charge de sa triennale. Et si au-delà de ces murs, se cachait la vraie vie ?

Pourquoi j’ai tant aimé Triennale 83, le premier tome de Soldats ?

Le personnage principal, une formidable trouvaille !

Il y a d’abord la narratrice prénommée Alana. Dès les premières pages, je me suis attachée à ce personnage. Seule femme de sa triennale, elle cherche à trouver sa place. Il s’agit d’une excellente soldate. Son attirance pour Virgile ainsi que ses ses nombreux questionnements la rendent particulièrement humaine, loin de la machine à tuer à laquelle les sergents voudraient la réduire. L’héroïne n’a rien de caricaturale. Shani Lumard a parfaitement travaillé ses personnages, leur donnant assez d’épaisseur pour en faire une trilogie qui tient la route.

Plusieurs histoires en une seule

Ensuite, il y a l’histoire. Haletante. Le rythme du récit est parfaitement dosé. On ne s’ennuie pas une seule seconde, et pourtant, cela ne va pas trop vite. En fait, il y a juste ce qu’il faut de rebondissements pour tenir le lecteur en haleine. Quant à l’idylle entre Alana et Virgile, elle ajoute une dimension supplémentaire au récit. A chaque fin de chapitre, on a irrésistiblement envie de découvrir le suivant.  Si bien que les 374 pages de Soldats se lisent rapidement, à la manière d’un livre page turner. Et je n’ai eu aucun mal à visualiser les scènes, facilement transposables à l’écran.

Par ailleurs, l’auteur nous épargne les ingrédients qui rencontrent du succès en science-fiction.  Aucun zombie mangeur d’homme ni de virus mortel. Et ce n’est jamais sanguinolent. J’en suis très reconnaissance envers l’auteur !

Un livre qui fait réfléchir, même longtemps après

Par ailleurs, Shani Lumard évoque plusieurs sujets, toujours de manière intelligente. Cela permet de faire réfléchir le lecteur sans vraiment le forcer. Ainsi, Soldats évoque la misogynie, l’intolérance, l’écologie, le rapport de l’homme à la nature…   Impossible de réduire ce premier tome à un simple récit futuriste. C’est bien plus. Triennale 83 fait partie de ces livres qui ne laissent pas indifférents. Une fois reposé, il continue d’habiter.

Un style efficace, comme Alana…

Enfin, le style de l’auteur se révèle tout à fait plaisant. L’écriture est fine et élégante, les mots précis et efficaces, exactement à l’image de l’héroïne.  Cette dystopie plaira autant aux adolescents qu’aux adultes, que ce soit en version papier ou e-book.  Bluffée par le talent de Shani Lumard,  je ne prends pas trop de risques à prédire un bel avenir à ce roman en auto édition, aux rayons littérature et young adult. Découvrez le site de l’auteur ainsi que sa page Facebook Shani Lumard – écriture.

  

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