La nuit noire de l’âme, entre dépression spirituelle et signe de l’éveil

Vous avez le sentiment de vivre une vie qui n’est plus faite pour vous ? Vous avez l’impression de ne plus être à votre place ?  Il s’agit peut-être d’une nuit noire de l’âme. Cette crise spirituelle s’apparente à une dépression. En réalité, c’est une étape presque obligatoire pour parvenir à l’éveil. Voici comment reconnaître les signes et sortir de la nuit noire de l’âme.

Je ne me sens plus à ma place, que m’arrive-t-il ?

J’ai tout pour être heureuse. Je ne manque de rien. J’ai choisi la vie que je mène. Ce n’est pas une existence par défaut. J’aime ma petite famille de tout mon cœur. J’apprécie mon activité professionnelle et ses conditions d’exercice. Mon cadre de vie est agréable.

Et pourtant, je ne suis pas heureuse. Pas malheureuse non plus, loin de là. En réalité, je me sens entre-deux, comme s’il manquait quelque chose à mon existence. Je ne me suis pas levée un jour avec ce constat amer. J’en suis arrivée à cette conclusion progressivement. Depuis, elle ne me quitte pas. Au contraire, elle s’intensifie, développant chez moi des périodes de doute et parfois même de tristesse. Comme une sensation de vide ou de ne pas être pleinement à ma place.

Je ne peux pas faire comme si tout allait bien, c’est au-dessus de mes forces. Changer de concubin, de lieu de vie, de métier ? Non, tout me convient parfaitement. Mais alors, quoi ? Au début, j’ai mis ça sur le dos de la fatigue, de la charge mentale, du climat anxiogène dans lequel nous évoluons, du confinement, de mon hypersensibilité, de l’approche de la quarantaine…

Après un certain travail d’introspection et en étant totalement honnête avec moi-même, j’ai compris que le problème était ailleurs. Il ne provenait pas des autres, mais se trouvait à l’intérieur de moi-même. Je n’étais pas en dépression au sens où on l’entend ni en burn out. J’ai effectué des recherches sur Internet pour comprendre ce qui n’allait pas chez moi. Et puis un jour, j’ai entendu parler de la nuit noire de l’âme, appelée autrefois nuit obscure de l’âme. Le terme, joli et mélancolique à souhait voire même poétique, m’a interpellée. J’ai lu plusieurs articles sur le sujet et j’ai enfin compris ce qui m’arrivait. J’étais en plein dedans.

Qu’est-ce que la nuit noire de l’âme ?

La nuit noire de l’âme se manifeste par une perte profonde de sens. Elle touche aussi bien notre vie que nos croyances les plus ancrées. Il s’agit d’une crise existentielle et identitaire. Peu à peu, notre Ego laisse place à la personne que nous sommes réellement. J’ai coutume de dire que je deviens celle que je suis. C’est tout à fait ça ! Comme toute crise, la nuit noire de l’âme n’a rien de très confortable. Cette période de désolation fait pleurer notre âme. Je me suis sentie perdue, désespérée avec un immense sentiment de vide intérieur.

Mais il faut être confiant. Bien que difficile à vivre sans accompagnement, la nuit noire de l’âme permet d’apaiser nos blessures. Elle va donner vie à une importante transformation intérieure. Je le perçois comme une formidable opportunité d’évolution. Il ne faut surtout pas considérer ce mauvais moment à passer comme une punition de l’Univers. D’ailleurs, cette crise spirituelle est souvent l’étape qui précède l’éveil, assimilé au lever du jour.

Les symptômes pour  reconnaître la nuit noire de l’âme ?

Certains signes doivent vous mettre sur la piste :

  • Vous êtes en lutte contre vous-même. Le cœur et le mental s’opposent.
  • Vous avez l’impression d’être devant un mur invisible. Devant l’action à accomplir, vous êtes comme paralysé.
  • Votre vie ne semble pas avancer. Vous avez la sensation de vivre dans la routine.
  • Une peur ancienne, bien profonde, vous reste difficile à affronter.
  • Vous ne trouvez pas d’issue à votre situation actuelle.

Que faire pour sortir de la nuit noire de l’âme ?

Vous n’allez pas sortir de la nuit noire en un claquement de doigts. Il peut s’agir d’une période plus ou moins longue. Chaque personne la vit différemment. Mais dans tous les cas, il est important de se faire aider par une personne de son entourage qui est déjà passée par là ou par un professionnel (psychologue, thérapeute spirituel, énergéticien, etc.). Vous n’êtes pas seul ! Pour ma part, j’ai choisi de faire confiance à une thérapeute énergéticienne avec qui je parle beaucoup et qui me prodigue des soins Reiki.

Pour en sortir, il faut obligatoirement :

  • Lâcher prise. Résister ne sert strictement à rien, vous allez perdre beaucoup d’énergie inutilement.
  • Diminuer votre ego. C’est une étape obligée pour se reconnecter à sa vraie nature.
  • Prendre soin de soi, autant physiquement que mentalement. S’adonner à des activités saines (se promener, méditer, faire du yoga, prendre des photos, peindre, etc.) s’avère nécessaire.

Pendant toute cette période, considérez-vous toujours en ami ! Et n’oubliez jamais, le soleil finit toujours par se lever.

A lire : Je t’âme d’Emiliâme : un livre être anges pour être soi-m’aime 

 

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